Articles pour juillet, 2010

Antigua

juillet 11, 2010 | Commentaires | Caraïbes

Départ de Sint Maarten. Je longe St Barth. Je m’y arrêterai une prochaine fois. J’ai prévu une nuit en mer; Ça devrai être tranquille.  Tout faux…

J’ai la poisse en ce moment. A minuit, le pilote à décroché et le bateau se met vent arrière. En plein milieu de nul part, je viens de prendre encore un casier de pêcheur. Près des cotes, OK, c’est déjà gonflant, mais là, je suis à 15 Nm de St Kitts et Nevis.

Me voici avec une mer creusée (2 mètre de houle courte), de nuit, le safran bloqué, en dérive. J’enfile un harnais, fixe un projecteur (qui finira sa vie au fond de l’eau) et plonge avec mon couteau de plongée. Une heure de bataille avec un stock de bouts enchevêtrés et tendus comme un string. Avec la houle, je me prend régulièrement “pouletou” sur le paletot. Je suis en sang, râpé de partout, des bleus partout, épuisé, mais finalement j’y suis arrivé. mon poignet droit ressemble à une baudruche bleue et me fera mal pendant deux semaines. C’est vraiment la première fois depuis mon départ de France que je me suis retrouvé dans une situation extrême et même dangereuse. J’ai bu certainement pas mal d’eau car une heure plus tard, j’ai vomi quelques litres d’eau de mer. Putains de pêcheurs…

Voilà comment d’une nav tranquille on se retrouve en situation de survie.

Après 12 heures de prés, j’arrive à English harbour, sain et sauf mais épuisé.

Antigua, l’ile au 365 plages. Je ne les ai pas compté mais c’est vrai que c’est vraiment joli. Ensuite, c’est une ile indépendante mais ex-britannique. Ne m’en voulez pas mais j’ai rencontré des rosbifs sympa. A falmouth harbour, un lolo avec une pub comme quoi ils retransmettent tous les matchs de la coupe du monde sur écran géant. Je m’y arrête pour voir ce qu’il en est. Le couple qui tiens ce resto et super accueillant. Elle, Charleen est allemande et lui, Lucas est suisse américain. Ils parlent anglais, allemand, espagnol et français.  Charleen est une fan de foot et il faut la voir et l’entendre pendant les matchs. Un régal.

Ils m’ont  bien briffé sur l’ile, m’ont indiqué quels bus prendre, ou faire mes commissions etc… Lucas m’a prêté son vtt pour me déplacer.Pour ce qui est des bus, ce n’est pas cher (3,70 dollars EC soit 1€) et en plus vous avez l’impression de faire un paris-dakar avec shumi au volant. Accrochez vous.

Antigua est une petite ile vraiment jolie et les gens sont sympathiques. Pour exemple, contrairement à St martin, pas une annexe n’est cadenassée. Ici, pas de vols. Par contre, vous payez un droit de mouillage par jour, par personne et pour le bateau, en fonction de la longueur. Hors saison, ce qui est le cas en ce moment, j’en ai tout de même pour 20 US dollars par semaine. Une sorte le racket légal.

Après trois semaines sur place, je dois m’en aller car ici, ils n’ont pas mes médocs. J’ai demandé à Daniel, le toubib et il m’a dit qu’il me fallait les prendre; Donc départ pour la Guadeloupe.

Une chose est sure, j’y retournerai. C’est pour l’instant un des endroits que j’ai préféré depuis mon départ.

Je pars donc vers la Guadeloupe, Deshaies sur la cote ouest que je n’ai pas encore fait.

PS: Pour les curieux et les observateurs, vous avez pu voir que j’ai repris mes navigations en solitaire. En effet, Isabelle est rentrée fin avril en France s’occuper de sa fille (qui vient d’avoir son Brevet des collèges; Bravo Pépette)

Me voici parti début mai pour une balade vers le nord.

Départ de la Martinique: Le marin, Schoelcher, petite étape mais qui m’a tout de même permit de prendre un paquet de bouts de casiers dérivant dans la baie de Fort de France. Plongée avec couteau pour dépiauter tout cela dans la houle. Un gros bordel et une demi-heure de lutte. Cela confirme que la navigation dans les Antilles est vraiment difficile avec tous ces casiers, souvent invisibles, mis n’importe ou par les pécheurs.

Mais enfin, le lendemain, départ de Schoelcher vers la Dominique et mouillage à Parthmouth. Je fais une réserve de mangues.

Départ vers la Guadeloupe. Quelques jours à l’anse Cochon. Un petit coucou à Norbert et sa famille sur “l’alchimiste”. Nono m’a prêté sa voiture pour faire un tour en ville pour quelques achats chez décath. N’oubliez pas qu’au niveau commerces, la Martinique est très pauvre; Alors, j’en profite.

Ensuite, départ pour une journée à l’ilet gosier suivi d’une journée à St François pour un bonjour à Stéphane et son “rêve d’antilles”. Joli mouillage dans 3 mètres d’eau et entouré de corail en face de la marina. Étant hors saison, c’est très calme mais le coin est sympa. Vieux village longé par le golf de la Guadeloupe et sa verdure. Il faudra revenir.

Départ pour Saint-Martin par l’est de la Guadeloupe. 30 heures de navigation. Le départ a été musclé au milieu des grains avec leurs rafales et le vent qui tourne, entre la Guadeloupe et Antigua, de 180° toute les 1/2 heures.

Arrivée à Marigot, coté Français. Un ami de Martinique vient passer deux semaines sur “pouletou” depuis la Martinique pour des vacances avant de renter en métropole. “Peps”, photographe au “club-med”. Une semaine de poker organisée par le club de Martique dans un casino de la partie hollandaise. Nous nous sommes bien amusé, mais pas enrichis malheureusement.

Par contre, visite de l’ile, en long et en travers. Ça n’est pas très compliqué vu la taille de l’ile. France, Hollande et  Hollande, France X fois par jour. Les deux coté sont vraiment différents. Le coté Français est resté assez sauvage et nature alors que le coté Hollandais est totalement urbanisé. Ça ressemble au mauvais coté de Majorque. Du béton partout. Ils construisent des hôtels et appartements partout pour pouvoir ouvrir des casinos. Une bonne vingtaine sur une petite surface. La vie tourne autour du jeu et des magasins hors taxes partout.

Par contre, j’ai bien aimé le coté Français. Marigot et surtout “grand case” et ses soirée grillades sur le bord de plage. Par contre, surtout sur Marigot, les gens ne sont pas très accueillant, et même agressifs. Tu entends parler d’agression en permanence et j’ai même rencontré des gens qui se sont fait voler leur argent en pleine ville, par deux gars armés d’un pistolet.

Coté Hollandais, j’ai bien aimé Philipsburg et sa plage magnifique. Deux rue parallèles qui longent cette plage, remplie de magasins et de casinos, mais cela me change de mes habitudes et de mes mouillages forains. Par contre, je me rends compte que je supporte de moins en moins la foule.

Ces trois semaines ici sont passées vite mais je repars vers le sud pour, cette fois m’arrêter à Antigua.

A bientôt.